• Septum Lucidum •

• Septum Lucidum •
/+\ Septum Lucidum - Piste 4 de l'album Sôma /+\

[ Mes veines se fendent et les foies se démangent. Mon gosier est sec, se plaint lors la bête est là. Creuse sans ses mains, l'estomac baigne et me demande. Si les cancers mangent encore dans ma tête. Je me fais muette, je ne voudrais pas qu'il s'inquiète. En miettes, Liquéfaction des masses bosseuses. Quand les rongeurs rongent... Plus personnes ne s'étonne quand quelques doigts me trépanent. J'ai mal au crâne! De circonvolutions en putréfaction. Les vampires se prélassent. Je me tords et convulse. Elle révulse mes yeux. Me montre ce corps dans la glace : Je n'y ai plus ma place. De nombreuses vies m'épuisent de l'intérieur. Traversée, consumée, je suis lasse d'attendre la mauvaise heure. La vermine se pâme, s'admire. Devant le bel encéphale. Dieu me laisse à apprendre : "Ma chair est vraiment viande". Mon enveloppe filandreuse se questionne. Docteur qui grogne dans mon corps vide, et résonne. Je ne comprends plus quand il parle. Mes sens s'absentent et la tumeur se régale. J'ai mal au crâne ! Comment te dire ? Et si toi tu te fâches et si moi je me lache. Mes pilules au bon goût facile, ma bouche sera docile. Laisse moi ! Traque et ne blesse que moi ! Laisse moi vide ! J'ai si peur ! La peur est faiblesse, elle ne tue que toi ! Quand il meurt ! La bête ne pleure pas, rie toujours en toi ! J'ai si mal ! Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi ! Quand il pleure ! La bête ne pleure pas ! L'oeil au centre ne s'ouvre plus, ne sait plus. Si je mens encore ou si je ne m'aime plus. A l'intérieur, la crise rugie, furie, se fige. Les sons insufflent aux souffles des coeurs. Pense : "Je t'avertis quelqu'un te prend ! Je t'avertis quelqu'un te ment !" Combien de temps ? Combien de vents passeront encore sous silence ? Combien de fois tomberont mes dents molles ? Mes rêves m'appellent, se mêlent toujours : c' est sourd. Ma vie l'intéresse, les nuits suicides se succèdent. Prenant le pas sur la cure qu'on me plaide. Les maux ne seront jamais sages. Je suis l'âme des pères maîtres qui te vit, celui qui te sent. Ma fille, voila ton héritage. Je suis celui qui marche au coeur de la tête, celui qui te vend. Les maux ne seront jamais sages. Moi, le marchand de chairs faibles, je te prends quand tu m'invites, je suis toi et tu es moi. Enfant vient m'embrasser tendrement. J'ai si peur ! La peur est faiblesse, elle ne tue que toi ! Quand il meure ! La bête ne pleure pas, rie toujours en toi ! J'ai si mal ! Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi ! Quand il pleure ! La peur est faiblesse, elle ne tue que toi ! J'ai si peur ! La bête ne pleure pas, rie toujours en toi ! Quand il meurt ! Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi ! La bête ne pleure pas, vit toujours en moi. Traque et ne blesse que moi. ]

Explication : Cette chanson est moins facile... Le Septum lucidum est la cloison qui sépare les deux ventricules du cerveau.
En botanique ce mot et celui de cloison s'emploient pour désigner des séparations membraneuses entre les parties du fruit.
Au début du texte, j'aurais pensé a du cannibalisme, puis quand viennent les pilules, je dirais que cette chanson parle d'avortement. Si vous avez d'autres explications, dites le moi.

# Posté le samedi 24 février 2007 05:37

• Le fruit des anges •

• Le fruit des anges  •
/+\ Le fruit des anges - Piste 5 de l'album Sôma /+\

[ Moi le fruit des autres. J'implore mon effort. Mon effort, j'implore. Envie d'être une autre. Fille du vent prend l'air du temps. Remonte et descend le courant. Suspend l'instant, suicide latent. Bonsoir, les anges insolents. Attendrie, mes enfants sanglotants, je m'enfuis. Sors de ma tête ! Entre dans ma bouche ! L'orifice est louche. Mais l'idée fort louable, du désir palpable. D'une résurrection, me glace casse le fond : ma destruction. Une prise inconsciente, une incision. Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue : Mon sucre de mort. Le nez dans la fosse, le doigt jusqu'à l'os. Je rends tes paroles à qui les boira. Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue : Mon sucre de mort. Enfermant l'enfant dans son coeur et glisse sous sa porte : Quelques mots de mort. Mot__parle__sois sage__bébé__tue__larmes. Dors__calme__trop mal__demain__vous aimes. Ciel__pleure__les anges__adieu__maman. Ma porte est fermée, qu'est ce que tu as fait ? Je force, je force, elle s'ouvre... Elle est là, elle meurt, devant moi Pourquoi, tu as fait ça ? ]

Live de Le Fruit des Anges

Explication : Cette chanson ressemble bien à une dispute entre la mère et sa fille : "Mot__parle__sois sage__bébé__tue__larmes.", "Ma porte est fermée, qu'est ce que tu as fait ? Je force, je force, elle s'ouvre...". A la fin, la fille s'enferme dans sa chambre et se suicide, la mère découvre le corps...

# Posté le samedi 24 février 2007 09:45

• Lemniscate •

• Lemniscate •
/+\ Lemniscate - Piste 6 de l'album Sôma /+\

[ C'est là que tout recommence. Etranges murs susurrent à nos oreilles. Elle est là attend l'éveil. Mais tout a commencé et tout recommence. On a caché quelques morceaux de tête. Dans sa boîte, bien intacts et mangeables. Je déteste rendre sur elle ; je fixe sa bouche. Bientôt, je sors ma langue. Nécrophores. Ils adorent, épier, regarder, examiner. Si rien n'a bougé. Ne te réveille pas ! Ceux qui marchent dans le noir. Te scrutent, te dévisagent, pénible songe. Informe image de leur sillage. Ils déambulent sans pied. Leurs jambes exsangues. Moi je les connais bien ! Ils te passent, se lassent, t'assujettissent. Tes nuits glissent, se suivent. Leurs sangs s'unissent. Sans saveur. Ton sauveur, effervescente absence. Vous n'existez pas ! Ils profèrent lentement, l'anatomie aqueuse se dessinera. Son ventre se décharge vers le bas. La folie s'écoulant sur ses genoux délicats. Quel sinistre corps, la veuve se pleure d'un organe perdu. Dehors. La réalité l'effleure : elle chute, se cogne. Maltraite ses yeux suintants, palpe ses lèvres encore chaudes. Liquide brûlant. Dormir. Aspire le suc des dieux, aime ça ! Tu n'existes pas. Ils te passent se lassent t'assujettissent. Tes nuits glissent, se suivent. Leurs sangs s'unissent. Sans saveur. Ton sauveur, effervescente absence. Vous n'existez pas ! Dis moi, pourquoi tes yeux s'inondent ? Pleure pas ! Tout ça n'existe pas ! Dis moi, pourquoi ces têtes immondes ? Pleure pas, ce soir ! Tout ça n'existe pas ! Etrange femme murmure à mon oreille. Elle est là, sur moi veille. Ca n'a pas de sens et tout recommence. Leurs danses lascives s'attardent sur toi, touche les, ils sont pour toi ! Lèche les grands, lèche dedans ! Aussi vrai que toi, ils sont si vivants. Pur sang d'enfant. Leurs bouches salivantes avalent les indices. D'une douce torture. Violente est l'ire ! Leurs membres tombent. Sur ta fleur à demi morte. Ne pleure pas ! Tu seras toujours la suivante ! Tu ne rêves pas! ]

Explication : En latin, Lemniscate est un ruban qui peut être porté pour plusieures occasions (Vainqueur d'une épreuve...). Mais le "Lemniscus" est aussi porté par des convives durant un festin, ce qui se rapprocherait davantage du sens... Comme on peut le deviner, cette chanson parle de relations nécrophiles.
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# Posté le dimanche 25 février 2007 04:28

• Rutsah •

• Rutsah •
/+\ Rutsah - Piste 7 de l'album Sôma /+\

[ Un crépitement fait vibrer les tempes. Il impérialise la perception. Seul, dans les pas de mon ombre sur le chemin je vais... ... La vie va et vient, cette masse en action haletante. Troupeau bestial qui vit son instant, profite du moment. Je la sens, la devine dans mon réveil obscur. Seul, mince, un rayon clair parcours la pièce. Il me dégoûte, les cloches sonnent. Je suis pourtant comme eux. Je vois ces treize nouvelles heures. A passer dans ma semence sordide. Leur songe sophistiqué incarcère lentement. Mon esprit calciné, divergent. Je me lève et m'habille, embrasse ma femme et ma fille. Ma peau diurne me sert un peu. Le trou quotidien s'ouvre. Sauvez-moi. Je me revois enchaîné à ma chaise. Ils allument les feux, les cloches continuent à sonner. J'entends chanter des litanies. Mes pieds sont réduits en cendres. Mes muscles craquent, ma moelle et mon sang sifflent. Ma chair se consume comme du cuir rétrécit. Deux bâtons desséchés et noircis. Les os de mes jambes pendent au dessus des flammes. Qui montent, bientôt lapent mes cheveux. Ma tête est une boule de métal en fusion. Mes yeux étincellent puis fondent dans leurs orbites. Si j'ouvre la bouche, je bois du feu. Si je la ferme le feu est à l'intérieur et pourtant. Les cloches sonnent toujours. Sauvez-moi ! Je me situe entre les dernières limites de la partie humaine. Et les frontières de la vie supérieure. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer latent bourdonne à l'ombre de mon ouie. La tête cornée, chantonne de sombres liturgies. Je ne fuis, je ne puis. Je ne suis pas fou ni loup. J'entends sa révolte luciférienne. Il règne. Il fait route vers le monde depuis que le monde est monde. Je m'exécute à sa voix, il me nomme le sens occulte de son émoi. A sa vue, je vomirais de peur tant son tronc est large et froid. Il supplante ma couche dérobant bible et crucifix. Vers minuit mon esprit se morcelle car je dois défier dieu. Je suis promis à la vie éternelle je fais ces choses tant que je peux. Tant qu'il m'appelle. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer sort du trou, noire lumière. Sa voix bestiale me dicte et m'étreint. Je me fends en deux nous ne faisons plus qu'un. Dans cette lumière, tu seras à moi aux siècles des siècles. Les ténèbres seront les témoins de notre union. Et les foudres du ciel seront nos cierges. Je possède, j'embrase nos étreintes par l'extrême onction. Moi, le fiancé de la perdition. Mon existence dévorée de l'anathème. Aime moi sur l'autel brûlant du blasphème. ]

Live de Rutsah

Explication :Cette chanson parle de schizophrénie ou le protagoniste croit parler à Dieu dans ses pensées mais ces voix internes se révèlent n'être que l'echo de lui même. De plus, la chanson parle donc de ce skizophrène se faisant brûler sur un bûcher, et avec les détails s'il vous plaît : "Mes pieds sont réduits en cendres. Mes muscles craquent, ma moelle et mon sang sifflent. Ma chair se consume comme du cuir rétrécit."
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# Posté le dimanche 25 février 2007 04:36

• Je vous hais •

• Je vous hais •
/+\ Je vous Hais - Piste 8 de l'album Sôma /+\

[ Sale, je vous hais. Dieu que tu m'as bien habillé et c'est bien appris. Chaque nuit, je fais un peu plus sur ton lit. Mais voilà, ma culotte saigne encore. Viens décrasser ce corps ! Tout n'est pas sec. Cette odeur, c'est quand je reste allongée... Tu ne trouves pas ? Tu ne sens pas ? J'ai tous mes doigts ; prends ma main et ne serre pas ! Toutes les fois ou grand roi s'est joué de sa reine. J'ai presque rongé mon âme (souviens-toi !) Pour rester dans ces femmes : Celles qui te plaisent, celles que tu baises. Dis leurs mon nom ! Je ne peux plus boire cette eau noire. Tu te toucheras ! Pourquoi tu ne viens jamais sur ma tombe ? Personne, à jamais bête et nauséabonde. Je pense trop : "C'est alors qu'elle s'imagine la pelle s'enfoncer. Dans la terre, puis dans sa tête". Violent, et méchant coup a fendu mon être. Dont il ramasse les restes, morceaux ruinés. Dont il se délecte. Je t'ai vu quand tu ne m'as pas reconnue. Chercher tes gestes face au corps que tu as émue. Tu t'obsèdes et t'éloignes de moi. Quoi que tu fuies, je resterais sous ton toi. Là où nos deux corps saignent. Un amer goût de fer, arrière goût de sang. M'en sortir, ça je ne peux plus. As-tu pensé aux âmes et aux soeurs que tu as déçus ? Ils me mangent et tu l'aimes. Je pleure les saints de te voir sur cette chienne. Sale. C'est cette pute qui m'a tuée. Je pourris, pour ça je vous hais. Tombe ne fleurit. Je vous hais, pour ça je tuerais. ]

Live de Je vous Hais

Explication : Candice est morte, et en veut à son mari d'avoir des liaisons avec d'autres femmes. "Celles qui te plaisent, celles que tu baises. Dis leurs mon nom !" "Pourquoi tu ne viens jamais sur ma tombe ?". Elle s'adresse à son mari mais aussi à ces femmes, d'où le "Sale, je vous hais. "
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# Posté le dimanche 25 février 2007 04:44