• naOCl •

• naOCl •
/+\ naOCl - Piste 4 de l'album Tératologie /+\

[ Verse le sirop de javel comme une prise habituelle.
Aseptique soldat s'en mêle, corrode en caresse.
Et sans trop d'eau, j'en raffole.
Je ne suis pas folle.
Et si cette peau que je pelle n'était pas réelle ?
Alors, j'ai mangé les vers qui rampaient dans les selles.
Régurgité mes cheveux déracinés par les n½uds.
Javeline est fille éternelle.
Ma maîtresse rythme la prophylaxie de mon cerveau de miel.
Cuivre ma peau et cendre mes nuits en four sexuel...sexuel.
Menstruelle, Noctuelle.
Ma sextine est l'arcane de ma sombre gélatine.
Méninges avancées à l'anosmie anorganique.
Mon église primitive est encore une chimère alcaline.
Javeline est infravie, salope.
Javeline est acéphalie, salope.
Mon porte-mort émétique complote.
Salope !
Regardez-là !
Celle-là traîne ses glaires dans ses culottes tièdes.
Cette putain de tuyau utérin malaxe son saphisme de porcine.
Pas deux fois, pas cette fois, moi, sénescente.
Jamais tu ne me reprendras.
Maman mon c½ur voudrait cette nuit s'arrêter.
Les feuilles et la terre gèlent au fond du lit à mes pieds.
C'est eux !
De leurs mains sales, ils pétrissent, calcinent, tranchent ma peau.
Pissent dans mon lit aux souvenirs poupons.
Cette odeur d'enfant flottant dans mes yeux qu'ils dînent.
Exalte leur appétit de spectacle à l'aspect chiffon.
Ce cénacle suce et gratte mes phalanges.
Comme une nourriture des anges.
Je ne veux pas partir seule...
]


Explication : L'hypochlorite de sodium (NaOCl) est un composé qui peut être utilisé efficacement dans le cadre de la purification de l'eau. Il est utilisé pour de nombreuses application telles que la purification de surface, le blanchiment, l'élimination d'odeurs et la désinfection de l'eau.
Cette chanson parle donc d'une femme obsédée par la propreté, qui avale donc de l'eau de Javel pour se purifier, s'ôter tout microbe. Bien sûr, avaler de l'eau de Javel est très dangereux.
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# Posté le lundi 03 décembre 2007 14:29

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 13:34

• Tératologie •

• Tératologie •
/+\ Tératologie - Piste 5 de l'album Tératologie /+\

[ Parle-moi encore, je sais ce que tu aimes faire de moi.
Déforme-moi, dévore l'assassin prétorien assoiffé par mon vin.
Viens coucher ma tête fauchée, termine ton effort.
Travaille ton sang à ma sueur mêlée.
N'oublie jamais la saveur de l'horreur sous mes dents.
N'oublie jamais que le corps n'oublie jamais.
Tu m'as vendue clouée, usée.
Tu te souviendras de moi.
J'achèverai ta plaie, l'odeur de ta peur me ment.
Les carcasses ici s'amassent, collection organique.
Les murmures manipulent les dérèglements anatomiques.
Quelle claire anthropophanie.
De curieuses tortures réinventent la genèse du corps.
Nourris pas nous.
Les bêtes pendues, protomés humains à l'âme tendue.
Ils savent déjà tout.
Vident la gueule de leurs chiennes pour boucher la mienne.
J'ai là quatre autres langues pour dire tout ce que je sais.
Tout ce que je saigne.
N'oublie jamais la saveur de l'horreur sous mes dents.
N'oublie jamais que le corps n'oublie jamais.
Tu m'as vendue clouée, usée.
Tu te souviendras de moi.
On te rappellera ce que tu nous as fait et comment tu l'as fait.
Nos crânes, couvercles amovibles, coulisses de l'après.
L'½il imprévisible moi, métastable Mandrill au visage d'argile.
Maintenant je sais.
Je sais qui tu es.
Tu sais qui tu es.
Tu sais qui tuer.
Tératologie morphologique.
Monstruosité fixée.
N'oublie jamais que le corps n'oublie jamais.
Tu m'as pendue tournée, cordée, je reviendrai hurler.
Ma honte, vomir ta tombe de nuages emplis de feu de carnage.
Pour que plus jamais ta mort ne te repose.
J'attends la gueule béante ma folie salivante.
La chaleur de ton c½ur sous ma langue, apparaît ton vrai visage.
Je te hais, je te hais, JE TE HAIS, je te hais puisqu'on se connaît, puisqu'on se connaît, puisqu'on se connaît.
]

Explication : La tératologie (du grec teras, monstre et logos, science) est l'étude scientifique des malformations congénitales. Elle est l'étude des monstres. Le terme de monstre est ici à prendre selon sa définition dans les sciences de la vie (être vivant présentant une importante malformation). Il vient d'ailleurs du latin monstrum qui signifie «prodige ayant une valeur de présage», du fait de l'interprétation qui en était faite. Avec une meilleure compréhension de l'origine des ces phénomènes, ce domaine chevauche actuellement d'autres disciplines de la médecine, comme l'embryologie et la biologie du développement.


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# Posté le mardi 04 décembre 2007 12:00

• V.I.T.R.I.O.L. •

• V.I.T.R.I.O.L. •
/+\ V.I.T.R.I.O.L. - Piste 6 de l'album Tératologie /+\

[ Tes cris se hachent, ta vie se gâche à sucer l'ennemi.
J'ai peur de tomber pour ne plus jamais me relever.
J'ai peur de toujours te haïr et ma vie passe, je n'ai pas guérie.
Tu vois, je me lasse.
Fatiguée de t'entendre me dire comment vivre.
Fatiguées de porter ces sacs vides.
Fatiguée d'écouter parler ces gens qui s'ennuient.
Fatiguée d'écouter parler ces gens qui envient.
Fatiguée d'écouter ces gens, je devrais m'allonger.
J'ai peur de dormir et ne plus jamais me réveiller.
J'ai peur de chaque soir, devoir encore y croire.
Des pleurs de panique, visage poncé.
Terreur en heure creuse, chaque jour me semble un peu plus court.
Chaque minute inutile, chaque jour me coulé plus profond qu'il me soûle.
Je n'ai plus le temps.
Ruine et couds nos c½urs déchirés, mutilés par tes soins.
Je n'aurais jamais, jamais pensé t'abîmer, renoncer.
J'abandonne, mes bras lâchent de te voir tellement vrai, tellement toi.
Prête à tout perdre pour garder ta chimère, son fantôme.
Je me hais, je me suis trompée.
J'irais trouver ma force dans la haine que tu allaites.
Coller mes mains sur ton c½ur de ranc½ur.
En extraire l'âcre suicide.
Serrer mes poings sur ton c½ur de ranc½ur.
En vider l'âpre liquide d'humeur.
Défigurée d'acrimonie facile, te voilà laide de vivre.
Affamée de souhaits, trop d'appétits.
D'excitation hostile, te voilà raide, avide, affalée.
Trop d'appétits ma fille, je pourrais bien finir par te faire vomir.
Encore combien d'années, combien de temps.
Rien ne sera plus jamais comme avant.
Combien de fois au fond de toi, combien de fois.
Ta vérité ma détestée.
Rien ne sera plus comme avant.
]

Explication : Le Vitriol est un minéral composé d'un sel acide & d'une terre sulfureuse ; il y a quatre espèces, de bleu, de vert, de blanc & de rouge. Le bleu se trouve proche des mines de cuivre dans la Hongrie & dans l'île de Chypre, d'où il nous est apporté en beaux Cristaux, qui retiennent le nom du Pays, et ils font appelés Vitriol de Hongrie, ou de Chypre ; il participe fore du cuivre qui le rend un peu caustique. Les initiales viennent en faite d'une phrase Latine qui est :Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem. En français, ca donne : Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l'½uvre.
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# Posté le mardi 04 décembre 2007 12:08

• Priape •

• Priape •
/+\ Priape - Piste 7 de l'album Tératologie /+\

[ Tu l'as senti.
Son souffle fin file et fuit entre tes mains.
Fade pourpin glissant sous vos draps de demain.
Les singes vont et viennent dans ta tête.
Et se ploient sous vos lits de cachette.
Les tueurs aspermes léchant leurs verges.
En sors l'enfant des moteurs liberticides.
La vois-tu malade dans tes exercices de génisse ?
Princesse étouffée ne vêlera pas pour toi.
Elle détresse ses cheveux de promesse.
Rapièce sa bouche juste sous ses yeux.
Lisa se ment, Lisa s'offrant pour lui se vend.
S'évapore, il est fort sans effort, l'éblouit de folie.
Déplie l'ataxie, Lisa souffrant pour lui se vend.
Lisa se ment, son corps se tord, globuline s'évapore.
Elle, belluaire se rend.
Sphère nucléole implose et renonce.
La nécrologe fermente l'horloge des fous.
Oblique tes muscles, la peur n'existe plus.
Ravage les silences laryngés, sature les cordes.
Libère les latences et délie les réponses.
Rachète ta saoule destruction ton premier exorde.
Le polaire soupirant, le poivre au sang.
Poitrail soumis, abâtardir les titans.
Ecoute, le juteux gosier se crève.
Goûte la son doux phénol, ton c½ur.
Cette fille, mon sang t'achèvera de bonheur.
Domine la saveur, avale son humeur, ses peurs.
Emasculer l'envieux.
Lisa se ment, Lisa s'offrant pour lui se vend.
S'évapore, il est fort sans effort, l'éblouit de folie.
Déplie l'ataxie, Lisa souffrant pour lui se vend.
Lisa se ment, son corps se tord, globuline s'évapore.
Elle, belluaire se rend.
Supplice d'un flirt avec l'éternel, lui ôter la vie.
Et si elle ne le fait pas, moi je le tuerais, je le tuerais.
J'arracherai sa peau, s'il le faut de mes dents.
Casserai ses os à l'arôme animal.
Sucer sa moelle, sublimer le mal.
Sublimer le mâle, savourer le mal, rallonger le râle.
Je me fous d'être cannibale.
]

Explication : Dans la mythologie grecque, Priape (en grec ancien Πρίαπος / Príapos) est un dieu de la fertilité, protecteur des jardins et des troupeaux. Il naît à Lampsaque, sur l'Hellespont, en Asie Mineure. Il est le fils de Dionysos et d'Aphrodite.
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# Posté le jeudi 06 décembre 2007 12:46

• Hydracombustio •

• Hydracombustio •
/+\ Hydracombustio - Piste 8 de l'album Tératologie /+\

[ Carole, je me souviens de toi, poupée brûlée, poupée gâchée.
Ta robe colle à ta peau qui coule sur tes os nécrosés.
Les pâtes de chair s'épluchent.
Les mues boutonnent nos muscles.
En attendant les mouches.
J'ai bien ouvert ma bouche.
Avalé tout le souffre.
Poupée giflée, poupée sanglée, ½dème greffé, tissus cendrés.
J'ai mal maman, mon corps tremble.
Carole quand tu m'envies je me défais je sais, le mal se tait.
Je me détruis nos douleurs rassasiées d'exsudation plasmatique.
Carole veut jouer aux carbonisés.
Amorçons la descente, l'eau assassine s'enroule de détente.
Autour de ma cuisse braise l'écorce ardente.
Carole, l'eau fixe le nylon, mon corps tremble je sais, le mal se tait.
Carole veut jouer je sais le mal se tait Carole veut jouer.
L'eau fixe le nylon sur nos carnations.
Pendent les desquamations.
Donne moi ton âge, donne moi ton âge, donne moi ton âge, donne moi ton âge je ne l'oublierais plus.
Donne moi ton âge je ne me plaindrais plus.
Donne moi ton âge, donne moi ton âge.
Donne moi tes mains je ne te fuirai plus.
L'entière pellicule de ton être a fondu sur cette banquette.
Anaplastie du cuir de ta tête sur ton pâle visage de fillette.
Comme une bête, elle est incomplète.
Tes cheveux repoussent toujours.
Mais sur tes joues.
Les pâtes de chair s'épluchent.
Les mues boutonnent nos muscles.
En attendant les mouches.
Les pâtes de chair s'épluchent.
Les mues boutonnent nos muscles.
En attendant les mouches.
J'ai bien ouvert ma bouche, avalé tout le souffre.
J'ai six ans, mes pansements pourrissent.
Gorgés de sang.
Mais qui nous fait ca ?
Que tombe ma jambe je sais le mal se tait.
]

Explication : Hydra peut être inspiré de Hydro qui veut dire l'eau, qui ainsi provoquerait un oxymore avec le suffixe "combustio" = combustion. Mais dans la mythologie grecque, Hydra est un monstre à 9 têtes. C'est aussi une constellation. La combustion est une réaction chimique exothermique d'oxydation. Lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme voire une explosion ; lorsqu'elle est lente, on parle d'incandescence (le matériau se consume lentement).
Ainsi, cette chanson parle d'une petite fille nommée qui s'est faite piéger dans un incendie. Elle asurvécu, contrairement à sa poupée. Elle en garde de nombreuses séquelles comme sa peau brûlée, elle subit des greffes du cuir chevelu, ses cheveux repoussent donc sur sa joue. Elle reste "incomplete", comme le chante Candice.

Les pates de chair s'épluchent : Le feu la deteriore
Les mues boutonnent nos muscles : Le feu lui fait des cloques
En attendant les mouches : elle croit qu'elle va mourir
J'ai bien ouvert ma bouche, avalé tout le souffre : geste instinctif qui est de respirer a travers la fumée



# Posté le jeudi 06 décembre 2007 13:01

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 13:42